Compenser mes émissions carbones

La compensation carbone, comment ça marche ?

Aujourd’hui, le sujet de l’écologie prend une place de plus en plus importante au sein de notre société, et pour cause : l’état de notre planète devient critique et le réchauffement climatique atteint son paroxysme. Chaque jour, de nouvelles personnes prennent conscience de la situation et veulent changer leurs habitudes en faveur de l’écologie. Généralement, le premier réflexe est de réfléchir à un moyen de limiter ses émissions de dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Prendre le vélo à la place de la voiture, changer de mode de chauffage, tous ces gestes sont évidemment de bonnes initiatives pour réduire ses émissions carbone. Toutefois, une énorme part de nos activités continuent à polluer, et nous ne sommes pas toujours dans la possibilité de les changer ou de les arrêter. Même après réduction de nos émissions carbone, une grande part de CO2 subsiste donc. Mais il existe une solution complémentaire : compenser son empreinte carbone.

 

La compensation carbone, qu’est-ce que c’est ?

Compenser ses émissions carbones consiste à reverser une contrepartie financière pour financer des projets de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Pour cela, il faut commencer par prendre conscience de nos propres émissions de CO2 dans l’atmosphère (que ce soit en tant que particulier ou qu’entreprise) et dresser un « bilan carbone ». Il existe plusieurs « calculateurs CO2 » en ligne permettant d’évaluer les émissions que nous voulons compenser, que ce soit les déplacements en voiture, en avion, en train, ou notre consommation d’énergie. Ensuite, une valeur marchande est donnée aux tonnes de CO2 émises : c’est ce que l’on nomme les « crédits carbone ». Enfin, c’est en achetant ces crédits que nous pourrons financer différents projets à travers le monde ayant la réduction des émissions carbone pour objectif, et ce sous de nombreuses formes. Pour résumer, compenser ses émissions de CO2, c’est financer des projets écologiques afin de contrebalancer son propre trop-plein de pollution. Un système qui, bien que moins essentiel que de réduire directement sa propre empreinte carbone, permet d’équilibrer efficacement la balance.

 

Quelles actions soutient-on dans le cadre de la compensation carbone ?

C’est l’ONG Geres qui, en 2004, a lancé le premier programme de compensation carbone volontaire français, baptisé CO2 Solidaire. Leurs projets sont menés généralement dans des pays du Sud mais aussi en France et reposent sur l’amélioration des conditions de vie par l’apport d’équipements et de systèmes à l’énergie verte. On peut notamment citer la diffusion de cuisinières à bois améliorées au Pérou, la distribution de cuiseurs améliorés au Cambodge ou encore la reforestation communautaire en Chine. Pour plus d’informations à leur sujet, vous pouvez vous rendre sur leur site : https://co2solidaire.org/.

Dans le même ordre d’idées, l’un des programmes de la fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand permet d’utiliser les crédits carbone pour offrir l’accès gratuit à une énergie renouvelable à des familles défavorisées ou bien pour travailler à l’amélioration de la gestion des déchets dans les grandes villes du continent africain. Tous les renseignements nécessaires sont à lire à cette adresse : https://www.goodplanet.org/fr/agir-a-nos-cotes/compensation-carbone/.

Ces deux plateformes, notables exemples parmi d’autres, permettent d’effectuer toutes les étapes de la compensation, du calcul des émissions au financement. Ces organisations, au travers de leurs actions, veillent à combiner le problème de l’écologie à celui de l’humanitaire. Si l’on compense notre empreinte carbone avec de tels projets, on peut faire un geste aidant à la fois notre planète et des personnes qui en ont besoin. Et si l’on s’y mettait ?

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