Voiture, train, avion… on pollue aussi en mobilité !

Voiture, transports en commun, vélo ou encore marche à pied… Chaque mode de transport a un impact différent sur l’environnement et la pollution atmosphérique liée à la mobilité a augmenté de 30 % en 20 ans. Chaque année, elle causerait entre 17 000 et 42 000 décès et contribuerait notamment à l’augmentation des problèmes respiratoires. En 2015, l’ADEME a publié son palmarès des modes de transports les plus « propres » pour lutter contre les idées reçues et se déplacer en limitant la pollution.

 

La palmarès

Contre toute attente, ce n’est pas l’avion qui est le mode de transport le plus polluant, avec 118 g CO² / km pour un vol long-courrier et 145 g CO² / km pour un vol domestique. S’il a mauvaise réputation, c’est parce qu’il émet beaucoup de CO² au décollage et à l’atterrissage, mais son bilan est moins important sur les longs trajets.

C’est le 4×4 qui contribue le plus à la pollution atmosphérique, avec 250 g CO² / km. Si l’attrait pour la voiture est moins important qu’avant, elle reste malgré tout le mode de transport utilisé dans 50 à 70 % des cas dans les grandes agglomérations (hors Paris). C’est pourtant le mode de transport le plus polluant, avec 127 g CO² / km pour une voiture diesel.

Enfin, le TGV est le mode de transport le moins polluant. Un passager émet ainsi en moyenne 13 g CO² / km, dix fois moins que dans un autobus. Pour les TER, Intercités, Téoz, le bilan est légèrement supérieur (43 g CO² / km). Pour un déplacement de moins de 700 km, le train représente un gain de temps et de pollution par rapport à l’avion si l’on prend en compte le temps passé à l’aéroport pour l’embarcation et les escales. Il devance même la voiture électrique (22 g CO² / km).

 

Les bons réflexes

C’est en ville que la situation est la plus critique, les voitures consommant 4 fois plus que sur une autoroute et contribuant à plus de 60 % du bilan énergétique (contre seulement 4 % pour les transports en commun). C’est en particulier à cause des embouteillages que le bilan s’alourdit, les voitures ayant tendance à consommer davantage.

Lorsque cela est possible, pourquoi ne pas limiter votre empreinte écologique et faire du « slow travel » en choisissant la mobilité douce ? Pour partir en vacances, sur de courtes ou moyennes distances, prenez le train plutôt que l’avion. En ville, préférez le bus à la voiture. Sachez que pour un même trajet, un bus émet 35 % de CO² en moins qu’une voiture, et un train 10 fois moins qu’un avion.

Depuis quelques années, nos pratiques en termes de mobilité ont évolué avec de nouvelles tendances pour remplacer le véhicule particulier, comme l’autopartage, la voiture en libre-service ou le covoiturage qui représenterait plus de 50 000 véhicules. Mais la façon la plus naturelle et la plus économique de se déplacer sur de courtes distances reste la marche à pied ou le vélo. Selon l’ADEME, les déplacements de moins d’1 km représenteraient un quart des déplacements totaux.

 

Pour en savoir plus

http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-optimiser-ses-deplacements.pdf

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